Cerise s'est fait euthanasier ce matin, à l'âge d'un an et neuf mois.
Merci aux personnes qui penseront à elle
...
Je me souviens : Je t'ai eu il y a un an et quelques jours. Je t'ai récupéré car tu mordais et ta propriétaire ne voulait plus de toi, et voulait te libérer dans la nature. Sachant que tu ne résisterais pas, je t'ai prise. Venant de perdre ma rate Réglisse il y avait tout juste un mois, ça n'a pas toujours été facile de m'occuper de toi alors que tu étais agressive et peureuse. Mais au fur et à mesure, nous avons apprit à nous connaitre. On a finit par s'adorer, par s'aimer. Tu avais besoin de moi, et tu le savais. Lorsque je prenais mon bain, tu sautais sur le bord de la baignoire pour me rejoindre et s'assurer que j'étais bien là. Ou sinon, tu allais te cacher dans les tuyaux derrière les WC. Moi, mes parents et mon chéri t'avons offert une nouvelle grande cage, un hamac, un tout nouveau biberon, une gamelle, une boite pour te cacher, de l'herbe à chat que tu t'es empresser de renverser partout dans ta cage. J'ai tout fait pour que tu te sentes bien, à mes côtés. Je me souviendrai toujours lorsque tu te cachais sur la tablette sous mon bureau pour y faire un petit dodo, lorsque tu cherchais à tout prix à te cacher sous mes draps pour faire un somme, alors que tu pouvais courir sur mon lit, petite feignante. Je me souviens des soirs où tu te mettais au premier étage de ta cage, du côté de mon lit où j'allai m'endormir, en me regardant attentivement, pour que je te sorte. Je me souviens, où avant de dormir, j'éclairai ma lampe de poche pour regarder ta petite frimousse, comme ça, juste pour le plaisir. Je me souviens que tu as drôlement grossit et même grandit dès lors où tu es arrivé chez moi. Des repas partagés ensemble. Des câlins devant la télévision. De tes dents qui croustillaient lorsque tu étais bien, avec moi. Du plaisir et de l'amour que l'on a pu s'apporter mutuellement.
Je me souviens : à mon retour de vacances, tu avais perdu un peu d'appétit. J'ai cru sentir deux tumeurs. Puis tu t'es senti mal quelques temps après. Fatiguée. Je t'ai emmené quelques jours plus tard chez le vétérinaire en pensant que j'allai devoir te laisser partir. Mais non. Il s'agissait d'une pneumonie déjà bien avancée. Les tumeurs étaient en fait des boules de graisse. Je suis partie avec des antibiotiques, des gouttes pour les yeux. Je t'ai soigné, tu commençais à aller mieux. Tu mangeais un peu et buvais seule. Quelques jours plus tard, dimanche 16 aout, alors que je pensai que tu étais en train de t'en sortir, le matin, tu étais vraiment très mal. Ton corps ne se penchait que d'un côté. Tu ne tenais plus sur tes pattes, ne mangeais plus du tout, ni buvais. Tu ne bougeais pratiquement plus. J'ai tout de suite pensé à un AVC. J'ai essayé tant bien que mal de te faire boire à la seringue. Je t'ai pris dans ma bras presque toute la journée, dans un drap, tel un bébé. Le soir, je pensai que tu ne passerais pas la nuit. Durant une heure, dans ma chambre, je t'ai pris dans mes bras. Je t'ai embrassé, caressé, parlé. J'étais là pour toi jusqu'au bout. J'ai eu tellement de mal à te descendre en bas dans le salon, au frais. J'ai tant pleuré. Le lendemain matin, tu étais encore là, mais déjà presque ailleurs. Je t'ai emmené chez le vétérinaire à 11 heures, sachant que tu partirais. La vétérinaire m'a dit que si je voulais, on pouvait te faire une injection, et se revoir le lendemain pour voir si tu allais mieux. Il y a parfois des miracles m'a t-elle dit, mais sans grande conviction. J'ai alors décidé, aux côtés de mon chéri, de te faire euthanasier. Elle t'a d'abord endormi, auprès de moi. Elle est ensuite partie pour nous laisser ensemble. Je t'ai dis que tout irai bien, tu t'es endormi, tes yeux dans les miens. Un dernier bisou. Un dernier "Je t'aime". Mais pas les dernières larmes. Celles ci coulaient sur ton corps. J'ai essayé d'être forte mon bébé. Mais je n'y suis pas arrivée. Elle est ensuite revenue, t'a emmené derrière, et t'a fait partir. Tu es revenue, emballer gentiment par la vétérinaire dans des papiers. Mon amour, j'ai tant pleuré. Et je pleure toujours autant. Je t'ai ramené à la maison, et je t'ai mise dans le congélateur, en attendant le soir avant de t'enterrer auprès de mes parents et de mon chéri. Le soir venu, mon père t'a creusé un trou, à côté d'où a été enterrer Réglisse, il y a un an. Je t'ai mise dans une boite à chaussure, avec ta maison, où tu dormais tout le temps. Celle que ma maman avait peinte pour toi. Avec plein de couleurs et d'amour. Ensuite, nous t'avons mit dans le trou. Comme j'ai pleuré. Dernier contact avec toi. J'en souffre tellement. Chaque larme qui coule brule ma peau, tellement elles ont été nombreuses ces derniers temps. Crois moi, c'est la plus dure décision que j'ai du prendre dans ma vie. Mais je ne voulais pas que tu continu de souffrir. J'ai fait ce qu'il fallait. Merci à toi mon bébé, mon amour. Pour cette année passée à tes côtés, tout ce bonheur.
Nous ne partirons pas ensemble dans notre appartement. Moi qui m'y voyais déjà. Mon ange. J'en suis désolée. J'en souffre déjà. Je serai si seule. J'avais déjà tout imaginé pour toi et moi.
Je t'aime. Crois-moi. J'espère que tu as eu une belle vie, grâce à moi et à mon amour.
Je t'aime.
Tu me manques déjà.
Je ne t'oublierai jamais.
J'ai fait cela pour ton bien.